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Les lésions musculaires

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Des accidents musculaires peuvent survenir au tennis. Cependant, la déchirure musculaire n’existe pas chez les jeunes, uniquement chez les professionnels ou le pratiquant amateur adulte. Ces lésions musculaires touchent essentiellement les ischio-jambiers, le mollet (tennis leg) et le quadriceps.

Ces lésions musculaires  arrivent très fréquemment sur des glissades, des grands écarts ou des mouvements de ce type.  Nous allons évoquer ici le « tennis leg », qui à l’image du tennis elbow, mérite son appellation car c’est une blessure typique de notre sport.

Le tennis leg

Au niveau du mollet, le « tennis leg » est typique, comme l’explique Gilles Daubinet, médecin de l’équipe de France de fed Cup. « Ça casse toujours au même endroit, entre le muscle et le tendon d’Achille. On entend un gros craquement. On voit immédiatement s’il s’agit du tendon d’Achille ou du tennis leg : quand le tendon d’Achille est touché, le patient marche sur le talon. Quand il s’agit du tennis leg, le patient est incapable de marcher sur le talon, il marche sur la pointe du pied. »

Le « tennis leg » se soigne comme une entorse de cheville : glace, compression, élévation, repos,  puis très rapidement, la kinésithérapie.

Ne surtout pas les négliger

Attention aux lésions musculaires : si on ne la soigne pas, la lésion guérit, mais seulement en apparence. Car la cicatrisation est alors mauvaise. Et dès que le pratiquant recommence à jouer, il se blesse à nouveau, exactement au même endroit. Une lésion musculaire – même petite – doit impérativement être soignée par de la kinésithérapie, dans le but de fabriquer une belle cicatrice. Sans cela, la lésion reviendra sans arrêt. Et avec une mauvaise cicatrice, elle deviendra de plus en plus difficile à soigner.

La conclusion de Gilles Daubinet

« Quand on n’est pas en forme, il ne faut pas forcer sur son corps, il faut respecter la nature. Rien ne va contre la nature. C’est valable à la montagne, à la mer et pour la santé. En cas de blessure, il y a des délais de cicatrisation qu’il faut respecter. Soyez raisonnables… »

Source: FFT

   

   

L’entorse de la cheville

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Les entorses peuvent survenir quel que soit l’âge et le niveau de pratique.

Mais il faut savoir que certains pratiquants sont prédisposés à avoir des pathologies au niveau des chevilles : notamment les personnes hyperlaxes, dont les chevilles bougent beaucoup. Ou encore les personnes ayant des troubles statiques du pied.
Les pratiquants ayant le pied un peu en dehors vont contracter plus facilement une entorse. Ceux-ci doivent consulter un podologue afin d’établir s’ils ont besoin ou non d’une semelle pour recadrer correctement l’appui au sol de leur cheville.

Comment éviter de contracter une entorse de la cheville ?


 »La prévention est toujours la même, explique Gilles Daubinet, médecin de l’équipe de France de Fed Cup. Il s’agit de bien s’échauffer et de faire un travail proprioceptif sur le terrain avant de démarrer. Il faut par exemple jouer à la marelle, sauter d’un pied à l’autre, dans différentes directions. De manière plus sophistiquée chez soi ou chez le kiné, on peut se mettre debout sur des plateaux instables. La prévention d’une entorse est toujours la même : être en bonne forme, en faire un peu moins en cas de fatigue, et avoir de bonnes chaussures. »

Comment la soigner ?

Attention, une entorse n’est pas une blessure anodine. Il est indispensable de la soigner correctement en prenant le temps qu’il faut pour cela. Dans la plupart des cas, la cheville ne sera pas plâtrée, sauf exception en cas d’entorse très grave.
« Le plus important est, avant tout, de bien s’assurer qu’il s’agit d’une entorse et non d’autre chose, notamment une fracture de la cheville, insiste Gilles Daubinet.  Quand on tombe, qu’on a entendu un craquement et qu’on ne peut pas poser le pied par terre, c’est très fortement suspect d’une fracture. Dans ce cas, il faut impérativement aller faire une radio. »

Le traitement de base: "R-I-C-E"

S’il n’y a pas eu de craquement et qu’on peut poser – au moins légèrement –  le pied par terre, on peut alors diagnostiquer une entorse de moyenne  gravité. Le traitement médical spécifique américain, RICE, est à respecter sans attendre, sur le terrain : Repos (Rest), Glace (Ice), Compression et  Elévation. On commence par appliquer de la glace. Puis la cheville doit être 
 bandée fortement. Le blessé doit garder le pied en l’air et, bien sûr, rester au calme. 
 « Une fois ce protocole respecté, il faut bien sûr consulter, explique Gilles Daubinet. Le médecin prescrit des anti-inflammatoires, puis le patient va enchaîner très vite avec des séances de kinésithérapie. »

Temps moyen de guérison
 – 8 jours à 3 semaines pour une entorse bénigne
 –  3 à 6 semaines pour soigner une entorse moyenne
 – Au moins 6 semaines pour une entorse grave.
« Dans ce dernier cas, on peut envisager le plâtre, précise Gilles Daubinet. Mais c’est réservé à très peu de cas. »

L'importance de la rééducation

Effectuer une bonne rééducation est INDISPENSABLE pour se remettre d’une entorse de la cheville. De  retour sur les courts, le pratiquant doit ensuite respecter quelques règles de précaution, notamment en effectuant systématiquement un travail de proprioception pour s’échauffer avant de jouer. Enfin, le port d’une chevillière est également conseillé pour éviter les récidives : « Attention, la chevillière ne dispense pas de faire les exercices de proprioception, prévient Gilles Daubinet. Des petits pas, des accélérations, des changements de direction, c’est indispensable. La chevillière, elle, permettant juste de mieux protéger la cheville. »

Les cas à risque

Certains pratiquants sont prédisposés à avoir des pathologies au niveau des chevilles. Il s’agit des personnes hyperlaxes, avec les chevilles qui bougent beaucoup, mais également les personnes ayant des troubles statiques du pied. Par exemple, les pratiquants ayant le pied un peu en dehors vont plus facilement contracter une entorse. Ces personnes doivent se méfier et consulter un podologue pour savoir s’ils ont besoin ou non d’une semelle pour recadrer correctement l’appui au sol de leur cheville. La prévention est toujours la même : il s’agit de bien s’échauffer et de faire un travail proprioceptif sur le terrain avant de démarrer : il faut par exemple jouer à la marelle, afin de sensibiliser la cheville, d’un pied à l’autre et dans différentes directions. Après de manière plus sophistiquée chez soi ou chez le kiné, on peut se mettre debout sur des plateaux instables, carrés ou ronds. La prévention d’une entorse est toujours la même : être en bonne forme, en faire un peu moins en cas de fatigue, et avoir de bonnes chaussures.

Source: FFT

   

   

Comment éviter les crampes

crampes

Angoisses récurrentes du tennisman en pleine « perf », les crampes peuvent être évitées en suivant quelques règles de base. (conseils du docteur nutrionniste Etienne Barbiche)

Comment prévenir les crampes ? Voici une liste de petits conseils…
– Il faut s’étirer régulièrement, avant, pendant et après le match

Quelques exercices à recommander :
Classiquement, c’est le segment sous pelvien (la partie du corps qui se trouve sous le bassin) qui est le plus souvent raide. Il faut donc étirer systématiquement les ischio-jambiers, quadriceps, psoas iliaque, fessiers. Ajoutez d’autres muscles en fonction des tensions musculaires ressenties.
– Il faut évidemment bien s’hydrater
–  S’échauffer 10 à 15 minutes avant d’entrer sur le court. Cette durée peut varier si le joueur a des antécédents particuliers de médecine du sport ou traumatologique.
– Avoir une pratique sportive régulière
– Eviter l’alcool et le tabac
– Manger des fruits et des légumes régulièrement

Si vous avez des crampes pendant un match à un niveau amateur, ne prenez pas de compléments alimentaires dans un premier temps. Ils sont plutôt réservés aux professionnels. Mais revoyez votre hydratation et votre préparation physique. Et surtout pratiquez les étirements.

Source: FFT

   

   

Le tennis elbow

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Son nom l’indique : le tennis elbow est une blessure spécifique au tennis, et malheureusement assez courante. D’où vient-elle ? Comment la prévenir, comment la soigner ? Les réponses sont données par le docteur Gilles Daubinet.
Le terme médical du tennis elbow est « épicondylalgie tendineuse ». L’épicondyle est un petit relief osseux situé au-dessus de l’articulation du coude sur la face externe du bras. Cette affection fait partie des troubles musculo-squelettiques du membre supérieur.
On retrouve le tennis elbow essentiellement chez le pratiquant régulier de plus de 35 ans. Cette blessure au coude n’est pas une inflammation mais une atteinte dégénérative d’un tendon. Elle survient suite à une sollicitation du bras importante ou répétée.

« Le tennis elbow n’existe pas chez les jeunes, ni chez les professionnels, explique le docteur Daubinet. Il arrive après 35 ans ou plus tôt parfois, en cas de fautes techniques (mauvaise raquette par exemple).  Il faut chauffer son coude, ses muscles, ses articulations avec une pommade adaptée. C’est souvent en périodes de froid, lorsque le tendon est mal irrigué, que des douleurs peuvent être déclenchées. Après avoir chauffé le tendon, il faut l’étirer et muscler l’avant-bras avec des musclets à ressort. Avoir de bons muscles au niveau de l’avant-bras permet de protéger le coude. Et par-dessus tout, le meilleur conseil est de tout stopper dès qu’on ressent la moindre douleur à l’intérieur ou à l’extérieur du coude. En s’arrêtant au premier signe de douleur, celle-ci va s’arrêter rapidement d’elle-même. Mais si l’on force sur la douleur, alors la maladie s’installe. Il est alors ensuite très compliqué et très long de soigner cette blessure. »

Comment le soigner ?
C’est une blessure difficile à soigner lorsque la douleur tendineuse s’est installée.

 4 traitements

  • Le repos : sûrement le meilleur traitement, mais très long (au-delà d’un an).
  • La kinésithérapie : elle associe dans ce cas les étirements et la reprogrammation du tendon.
  • Les infiltrations de cortisone : elles constituent un bon traitement mais le protocole est  très précis. « Il ne faut pas faire n’importe quoi, avertit Gilles Daubinet. De nombreux traitements sont proposés alors qu’ils n’ont pas été validés scientifiquement. Les ondes de choc ne constituent pas un traitement efficace pour cette pathologie. C’est la même chose pour les « PRP », la toxine botulique ou le laser. Attention à ces traitements à la mode qui ne fonctionnent pas. »
  • La chirurgie : il s’agit dans ce cas d’un acte simple, avec plus de 90% de résultats concluants si l’acte est fait correctement.
Source: FFT
   

   

Comment trouver le sommeil après une fin de match tardive

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On entend souvent dire qu’il ne faut pas faire de sport le soir, l’exercice retardant l’endormissement. Pourtant dans certains cas, pas le choix ! Un match programmé dans la soirée, ou tout simplement l’envie d’une partie entre amis après le travail… Le docteur François Duforez, médecin du sport et du sommeil, attaché au centre du sommeil et de la vigilance de l’Hôtel Dieu et fondateur de l’European Sleep Center, donnent ses conseils afin de bien dormir après l’effort.

Mieux vaut faire du sport le soir que de ne pas en faire du tout

Là-dessus, le docteur Duforez est catégorique : « Le conseil « Pas de sport le soir » est stupide ! Car quand on travaille, le seul moment où l’on peut pratiquer est justement en soirée. Or il est très important pour le corps, l’esprit mais aussi pour la qualité de son sommeil de faire de l’exercice physique et de ne pas rester sédentaire. On va décaler l’endormissement, mais entrer ensuite plus vite ensuite dans un sommeil profond. On dormira peut-être moins mais mieux. »

Il est vrai, cependant, que le timing idéal est d’arrêter l’exercice sportif trois heures avant le coucher. Dans le cas contraire, il existe des astuces afin de bien se préparer au sommeil, et à plus forte raison après un sport exigeant comme le tennis : « Le tennis perturbera plus le sommeil qu’un footing ou une séance d’aquagym. A haut niveau, c’est encore plus marqué. Les matches provoquent un état de stress plus important, le joueur doit rester concentré, dans un état de grande vigilance. Il est surstimulé et ce n’est pas l’idéal pour trouver ensuite le sommeil. Mais il y a des solutions. »

Fraîcheur et alimentation légère

Jouer le soir ne dispense pas de la séance de récupération, ni des étirements habituels. La première chose à faire étant de bien s’hydrater dès la fin de son match ou de sa séance.

« Après un effort, la température du corps s’est élevée, il faut donc qu’elle redescende pour entamer le processus d’endormissement. Il est conseillé de prendre une douche ou un bain plutôt frais. On utilise désormais beaucoup la cryothérapie dans la récupération de sportifs de haut niveau. C’est  efficace, car elle va justement faire baisser la température du corps. »

Il est bien sûr déconseillé de faire un repas copieux à une heure tardive après un match.

« Il faut manger léger en insistant sur l’hydratation. On privilégiera une alimentation composée de sucres lents, avec également une petite douceur avant de se coucher. Les sorbets sont excellents avant de dormir, un peu de lait avec du miel également, selon ses goûts. »

Se mettre dans de bonnes conditions, en douceur

L’environnement a également son importance : un bon lit, une chambre dont la température ambiante ne dépasse pas les 20°. Enfin, il est important de ne pas s’exposer à une lumière forte.

« Après les matches, certaines équipes de football de Ligue 1 propose à leurs joueurs des séances de massage sous des leds dont la longueur d’onde est adaptée pour favoriser l’arrivée du sommeil. Chacun peut le faire chez soi de manière simple, en utilisant une lumière rouge/orangée, un peu tamisée. »

Une fois tous ces conseils mis en œuvre, il est important d’y aller en douceur pour attendre le sommeil :

« Il ne faut pas se forcer à dormir, conclut François Duforez. On reste au calme, en oubliant les écrans. Puis on entre dans sa routine afin de laisser le cerveau, lui aussi, se refroidir. Grâce à tous ces trucs, on peut gagner des heures de sommeil, mais aussi augmenter la qualité de son sommeil. »

Source: FFT

   
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